mercredi 19 septembre 2007

Le Maudit

Je suis maudis...
Si si...
Je reviens d'un voyage... un voyage ou j'ai eu froid, un voyage polaire... mon corps était gelé, en attente... mon esprit me gardait chaud grâce à ma réflexion
S'il vous plait, arrêtez  de dire "Arrête de torturer l'esprit avec ces questions" car je vous signale, mes chers amis, que tout être cherche par son instinct à ne pas souffrir, et que, seul la maîtrise de soi même, permet de ne pas s'esquiver.
Donc je vous disais, que ces questions, qui me torturent, je ne les recherche pas, ni moi, ni vous. Elles apparaissent en effet à la surface de nos pensées, jaillissent d'un coup, provoquée par le doute, un mot, une phrase, un intonation... et elles restent, elles s'accrochent à nos pensées... ce n'est donc pas moi qui les recherchent mais bien le contraire. Et si vous voulez vraiment, mais vraiment m'aider, ne me dites pas ce conseil inutile (inutile car il n'est pas du ressort de ma volonté de faire fuir ces questions) mais donnez moi plutôt une réponse, c'est ça qui aide, qui soulage, qui apaise... une réponse... un "je sais pas" n'aide rien ni personne... mais fouillez en vous même bon dieu bande de fainiasse !!!
Osez vous poser des questions qui dérangent ! Imaginez vous à la place de l'autre ! Comment voulez vous vous comprendre vous même si vous ne vous posez jamais de questions ? Ha mais ça il faut oser... il faut oser faire face à

la Vérité

, celle qui dérange !!! Celle qui titille votre daïmôn...
Tant que vous ne le ferez pas vous serez incapable de vous comprendre et donc d'aider les autres.... et dans ce cas ne dites pas, quand la situation se présente: "je ne peux pas t'aider" mais bien "je ne veux pas t'aider" car vous n'osez pas vous poser ces questions.
Socrate a dit "La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien !"

Et là, j'entends déjà les plus futés dire "et toi alors !! Tu crois savoir, tu nous donne une leçon mais alors c'est que tu ne crois pas que tu ne sais rien".
Faux, je sais que je ne sais rien, mais je tente de comprendre.... en tentant, des fois on y arrive, mais le plus souvent, on n’y arrive pas. Et, dois je rappeler, que lorsque Socrate disait ça, il ne parlait pas du savoir en soi mais bel et bien de la finalité du savoir ? Qui est la chose la plus importante soit dit en passant... qu'on n'a aucune chance de connaître, vu la question centrale et métaphysique concernant l'homme, mais qui est le plus important quand même...

Bon voilà... une chose de faite...

Elle (on parle du fait que des fois Elle fuit le futur et que des fois Elle fait des projets):
que veux-tu que je te dise ? Je me contredis, point. Prend toujours la phrase du moment sur le moment, c'est le meilleur conseil que je peux te dire pour tenter de me comprendre.

Pourquoi ne pas dire ça en trois points:
1) Le ton est moyennement agressif surtout grâce au "point" à la deuxième phrase qui rappelle les parents "j'ai dis ça, un point c'est tout !"
Donc on se fait agresser.

2) "Pour tenter de me comprendre":
Ca ça veut dire: ça fait six mois qu'on est à deux mais tu me comprend toujours pas, t'y arrive pas, tu dois encore tenter d'y arriver.
Croyez moi, quand on passe un peu moins de six mois avec une personne, on pense la connaître quand même et s'entendre dira ça ça fout le moral à 0.

3) Le faux conseil
Ce conseil ne vaut rien du tout... pourquoi ?
Premièrement le problème de temporalité: je prend toujours la phrase du moment sur le moment, mais si elle arrête de dire cette phrase, est t'elle toujours valide ? Si je doute je lui demande si elle pense toujours sa phrase et me dit que oui, alors une seconde plus tard, lorsqu'elle arrête de prononcer sa phrase, maintenant qu'elle l'a fait et que c'est du passé (une seconde après) est t'elle toujours valable ?
En fait, il faudrait qu'elle dise 60 secondes sur 60 la même phrase afin que celle ci soit une vérité... une vérité de l'instant est une vérité instable et fluctuante, elle n'est valable que sur le moment. C'est simple.
Pour ceux qui s'amuseront à me dire "tu joue sur les mots" "ouais ta théorie vaut rien dans la pratique" il y a le deuxièmement...
Deuxièmement: si son conseil pour tenter de la comprendre c'est "prend la phrase du moment sur le moment", il est à noter que ce conseil, ce "prend la phrase du moment sur le moment" n'est lui même vrai QUE sur le moment et que ça peut changer, donc ce n'est pas un conseil pour moi m'aider à la comprendre.
On est là face à une contradiction existentielle, quelque chose qui ne peut pas être vrai en lui même. Et l'énonciation temporelle comme règle d'exclusion est une chimère.

Pour revenir au point 2), j'ai repensé à la discussion entre elle et moi sur celui qui la connaît mieux que personne...
Elle m'avait dit (je ne me souviens plus des termes exacts mais le fond je vous assure qu'il y est), que cette personne la connaissait mieux car il l'avait trouvé à l'article de la mort, quand elle était au bord du désespoir, quand elle voulait en finir et qu'elle était vraiment mal.
Donc en gros: "il me connaît mieux que personne car il m'a connu quand j'ai été au plus mal de toute ma vie"
Pour moi, ça, c'est faux... pourquoi ? (Encore un "pourquoi ?" ! NônDesdjiu, qu'est ce qu'on réfléchit ici !)
Car le plus important c'est l'Amour... mais qu'est ce que l'amour sinon l'amour de la vie ? Comment aimer si on ne voit pas tout du bon coté ? Par un exemple, un couple de dieu et de déesse de la torture et de la souffrance peuvent répandre la mort, mais être tellement éperdu l'un de l'autre pour y voir de "bon cotés" et s'y amuser. S'amuser à vivre (en torturant) et à vivre pourquoi ? Pour aimer... parce que c'est Bon, parce qu'on aime... on aime aimer...
Donc ce qui est le plus important c'est l'amour, à savoir, la vie.
Si c'est le plus important, si c'est la vie le plus important, ne connaît t'on vraiment une personne plutôt dans le bonheur le plus total ?

Voilà la réflexion est lancée...
Personnellement je suis partisan que pour connaître les personnes mieux que quiconque, il faut être là au plus bas de leur moral comme au plus haut.
Mais comment pourrait on être au plus bas de son moral si à chaque instant on aime son conjoint, et donc: aimons la vie ?

Deux solutions:
1) ou l'amour est tellement puissant qu'il permet à l'autre de s'imaginer le moral le plus bas de son conjoint et donc de le connaître entièrement...

2) ou l'amour n'est pas assez puissant et dans ce cas là, que préférez vous ? Etre aimé ou être compris ? Etre aimée sans que jamais votre conjoint ne vous comprenne entièrement ou être quitté, largué pour que votre conjoint puisse voir votre moral le plus bas et ensuite, une fois qu'il vous a compris, revenir en ami et vous comprendre mieux que quiconque ? Alors ? Que préférez vous ? Etre aimé... ou être compris ?
Et l'on préfère être compris... sachez que ce que votre conjoint fera, les souffrances qu'il vous provoquera, le seront par amour, par amour et donc par amour de la vie (c'est beau non ? paradoxal aussi, mais beau)... l'amour qui est, en définitive, puissant puisqu'il permettrai de vous faire souffrir pour que votre conjoint puisse vous comprendre (ce que vous voulez, dans l'optique de la réponse)... L'amour me permet donc de me faire souffrir et de vous faire souffrir pour vous rendre heureux après...

Il faut être fort pour faire ça non ? Pour faire souffrir intentionnellement son conjoint par amour pour qu'il soit, par après, compris... et si il est fort, il est puissant.

Mais si il est si puissant, alors pourquoi, en ce cas, ne pas choisir la première option ? Celle qui dit "ou l'amour est tellement puissant qu'il permet à l'autre de s'imaginer le moral le plus bas de son conjoint et donc de le connaître entièrement..." ?
Car si il permet de vous rendre heureux malgré la souffrance, c'est automatiquement qu'il est puissant...
Donc en définitive: l'amour est puissant et votre conjoint n'a pas besoin de vous voir au plus bas de votre moral pour vous comprendre =).

 

Vous voyez maintenant à quoi ça sert de "se torturer l'esprit" ? De "chercher des réponses à des questions qui nous font souffrir" ? A avoir un dénouement qui prouve quelque chose et qui est préférable à l'autre...
Alors pitié... : POSEZ VOUS DES QUESTIONS TABOU !!!!

Tout est liée... toute réflexion est liée... souvenez vous en...

Posté par Point noir à 10:21:00 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]


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